Les élus ont la parole : archives
SEPTEMBRE 2007
Majorité
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L’énergie en question…
Le 11 juillet dernier, le Conseil Communautaire a
décidé de vendre à GDF un terrain pour y réaliser
une unité de production d’électricité de pointe
fonctionnant au gaz naturel. Celle-ci doit permettre
d’assurer l’approvisionnement en électricité de
toute la Bretagne nord, et de l’agglomération
briochine en premier lieu.
En effet, la Bretagne, tout comme la région PACA est en situation tendue par manque de centrales de pointe. Il faut savoir qu’en cas de besoin supplémentaire brutal (exemple :
grand froid) une centrale de pointe doit fournir la puissance nécessaire dans les 15 minutes, sous peine de rupture générale d’alimentation.
Les élus de la Cabri ont toutefois assorti cette vente d’une condition : que l’enquête publique qui précède la construction soit favorable. Comme c’est le cas en démocratie, chacun pourra donc s’exprimer dans le cadre de cette enquête qui démarrera à l’automne.
Nous serons donc très vigilants sur le respect des
critères environnementaux, et là peut-être plus
qu’ailleurs, il conviendra d’être exigent sur la qualité
du projet. Mais être élu c’est aussi savoir prendre
ses responsabilités et faire preuve de courage.
Au-delà de toute polémique facile sur le type de
combustible utilisé pour cette centrale, ce qui n’est
pas du ressort des élus locaux, il est important de
rappeler qu’en prenant cette décision d’implantation
sur le parc d’activités des Châtelets, les élus
de la majorité ont eu une attitude responsable qui
vise à préserver la compétitivité de nos entreprises
et donc de nos emplois industriels. Des représentants
syndicaux des entreprises de la région ne
s’y sont d’ailleurs pas trompés, n’hésitant pas à
interpeller tous les élus à tous les niveaux, pour les
sensibiliser sur les enjeux que ce projet représente
pour l’emploi.
Car une entreprise dont l’approvisionnement électrique
n’est pas sécurisé est une entreprise qui perd
en compétitivité sur ses concurrents, et donc qui
fragilise ses salariés. Est-ce ce que nous voulons
pour nos salariés et nos entreprises industrielles
qui font vivre toute l’économie briochine
Certainement pas !
On nous dira : « ne peut-on pas plutôt faire des
économies d’énergie ? ». Certainement, mais
mesurons sérieusement les limites de notre action
collective. Une récente étude du Pays de Saint-
Brieuc a montré que pour économiser seulement
1,2% de la consommation électrique du Pays
(qui augmente de 2% par an), il fallait que tous,
collectivités, entreprises, population, nous réalisions
127 millions d’euros d’investissements sur 5 ans
(qui eux-mêmes d’ailleurs consomment de l’énergie
et produisent du Co²) !!! Les contribuables que
nous sommes tous apprécieront !
Il faut donc savoir de quoi l’on parle et rester
sérieux. Il faut absolument réaliser des économies
d’énergie, et nous y travaillons. Mais nous n’échapperons
pas, chacun en convient, à développer
d’autres modes de production ; d’abord efficaces
pour sécuriser immédiatement notre territoire en
développement, ensuite plus durables et innovants,
faisant appel à toutes les ressources naturelles que
nous offre notre géographie.
La Cabri a travaillé ardemment, avec des experts,
depuis près d’un an sur la question, et proposera
à l’automne un plan pluriannuel d’actions d’une
ambitions encore inégalée sur le territoire breton.
Que ce soit dans le domaine de la maîtrise
de l’énergie ou du développement de nouvelles
énergies renouvelables, l’agglomération de Saint-
Brieuc se trouvera à la pointe d’une action pour
construire un futur énergétique respectueux de
l’environnement et porteur de développement
économique et d’emplois. Comme le disait si bien Bernanos, « on n’attend pas l’avenir comme on attend le train, on
le prépare. »
Groupe des élus de la majorité
JUILLET 2007
Les élus de la Cabri ont toutefois assorti cette vente d’une condition : que l’enquête publique qui précède la construction soit favorable. Comme c’est le cas en démocratie, chacun pourra donc s’exprimer dans le cadre de cette enquête qui démarrera à l’automne.
Nous serons donc très vigilants sur le respect des critères environnementaux, et là peut-être plus qu’ailleurs, il conviendra d’être exigent sur la qualité du projet. Mais être élu c’est aussi savoir prendre ses responsabilités et faire preuve de courage.
Au-delà de toute polémique facile sur le type de combustible utilisé pour cette centrale, ce qui n’est pas du ressort des élus locaux, il est important de rappeler qu’en prenant cette décision d’implantation sur le parc d’activités des Châtelets, les élus de la majorité ont eu une attitude responsable qui vise à préserver la compétitivité de nos entreprises et donc de nos emplois industriels. Des représentants syndicaux des entreprises de la région ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, n’hésitant pas à interpeller tous les élus à tous les niveaux, pour les sensibiliser sur les enjeux que ce projet représente pour l’emploi.
Car une entreprise dont l’approvisionnement électrique n’est pas sécurisé est une entreprise qui perd en compétitivité sur ses concurrents, et donc qui fragilise ses salariés. Est-ce ce que nous voulons pour nos salariés et nos entreprises industrielles qui font vivre toute l’économie briochine
Certainement pas ! On nous dira : « ne peut-on pas plutôt faire des économies d’énergie ? ». Certainement, mais mesurons sérieusement les limites de notre action collective. Une récente étude du Pays de Saint-Brieuc a montré que pour économiser seulement 1,2% de la consommation électrique du Pays (qui augmente de 2% par an), il fallait que tous, ollectivités, entreprises, population, nous réalisions 127 millions d’euros d’investissements sur 5 ans (qui eux-mêmes d’ailleurs consomment de l’énergie et produisent du Co²) !!! Les contribuables que nous sommes tous apprécieront !
Il faut donc savoir de quoi l’on parle et rester sérieux. Il faut absolument réaliser des économies d’énergie, et nous y travaillons. Mais nous n’échapperons pas, chacun en convient, à développer d’autres modes de production ; d’abord efficaces pour sécuriser immédiatement notre territoire en développement, ensuite plus durables et innovants, faisant appel à toutes les ressources naturelles que nous offre notre géographie.
La Cabri a travaillé ardemment, avec des experts, depuis près d’un an sur la question, et proposera à l’automne un plan pluriannuel d’actions d’une ambitions encore inégalée sur le territoire breton.
Que ce soit dans le domaine de la maîtrise de l’énergie ou du développement de nouvelles énergies renouvelables, l’agglomération de Saint-Brieuc se trouvera à la pointe d’une action pour construire un futur énergétique respectueux de l’environnement et porteur de développement économique et d’emplois. Comme le disait si bien Bernanos, « on n’attend pas l’avenir comme on attend le train, on le prépare. »
Groupe des élus de la majorité
Les groupes de la minorité n’ont pas souhaité s’exprimer dans ce numéro.
En avril 2006, RTE (Réseau Transport Electrique) argumentait devant le Bureau de la Cabri, la nécessité d’implanter une centrale électrique dans l’agglomération briochine. Les vice-Présidents de Gauche avaient demandé alors que le projet, à l’enjeu environnemental important, fasse l’objet d’une concertation et d’un débat démocratique, afin qu’il évolue dans une totale transparence.
Certes, la croissance énergétique de la Bretagne a renforcé la dépendance de notre Région en terme d’approvisionnement et augmenté les risques de coupure, surtout aux heures de pointe et en hiver. Selon RTE, les limites d’alimentation seront atteintes en 2008, d’où la nécessité d’implanter une unité de production. Mais cette problématique aurait dû faire l’objet d’une réflexion collective en accord notamment avec le Plan Energie pour la Bretagne élaboré par le Conseil Régional et les directives européennes visant à développer la part de la production électrique issue des sources renouvelables.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Quand tout le monde défend l’intérêt environnemental des énergies propres face aux énergies à fort rejet de CO2, que la population se sensibilise à la maîtrise de l’énergie, RTE choisit GDF pour construire son unité de production. On ne peut que regretter cette décision unilatérale et s’interroger vivement sur son bien-fondé.
Une centrale au gaz était-elle la meilleure solution ? Pourquoi ne pas avoir étudié un projet associant d’autres formes d’énergie : solaire, méthanisation, biomasse ?
Qu’en est-il de la concertation ? Bien qu’implanté sur le territoire de la Cabri, le projet n’a pas été soumis aux élus.
Quelles sont les propositions en matière d’économie d’énergie ?
A toutes ces questions nous n’avons pas de réponse !
Groupe PS et apparentés de la Cabri
Urgence logements
Dans ce contexte, quelle réponse à l’urgence ? A Saint-Brieuc, le non-logement prend des proportions alarmantes sous forme d’hébergement chez des tiers. L’offre reste insuffisante pour les jeunes, les familles monoparentales… Cabri Habitat attribue 600 logements par an contre 2250 demandes. Avec la précarisation de la société, elles ont augmenté de 18 % en quatre ans.
Changer la politique nationale du logementLa Cabri redistribue aux opérateurs sociaux l’aide à la pierre. Mais pour que ses efforts paient, l’Etat doit augmenter les fonds, ou l’office peinera à boucler son budget construction et à produire plus de vrais logements sociaux.
Fournir rapidement un logement devrait être LA priorité. Pourquoi démolir les Tours St Lambert rénovées il y a 10 ans, comment concevoir la vacance programmée de leurs logements ? La rénovation urbaine, fusse-elle indispensable, devrait s’organiser selon le déficit croissant de logement social.
L’accès des terrains à bâtir, rendu difficile par le coût du foncier, devrait être l’argument majeur pour réserver au logement social ceux que possède la collectivité : les 3600 m² du siège de l’office ou les 5000 m² de Curie.
Jean-Guy LE BERE
porte-parole du groupe PC et apparentés

Souhaitons que tournée vers une issue nouvelle, elle fasse pressentir « d’autres aurores », pour la paix, pour une société plus juste, fraternelle et solidaire.
L’ensemble des élus de gauche du conseil communautaire vous souhaite à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d’année, et vous offre ses meilleurs voeux de bonheur pour l’année 2007.
Nombreux sont les acteurs qui, par leur activité, créent au quotidien cette richesse : entreprises, salariés, particuliers, collectivités territoriales, associations…
La répartition de cette richesse constitue ensuite un véritable enjeu de société. Elle repose sur des valeurs, mais aussi sur des choix de politiques publiques.
L’actualité française illustre parfaitement cette problématique. En particulier à deux niveaux :
La répartition de la richesse entre l’Etat et les collectivités locales. Celle-ci fait l’objet de discussions de plus en plus tendues depuis quelques années du fait de la remise en cause par l’Etat du « Contrat de croissance et de Solidarité » qui le lie aux collectivités et des nouveaux transferts de compétences, donc de dépenses, qui ne s’accompagnent pas toujours des ressources nécessaires. La décentralisation ne doit pas être un prétexte pour alléger le budget de l’Etat. Elle doit surtout permettre de revitaliser les territoires et la démocratie locale tout en améliorant la gestion des équipements et des services rendus aux citoyens.
La répartition de la richesse nationale entre les entreprises et les ménages. Elle doit se faire avec justice et équité. Or, au cours du 1er semestre 2006, les résultats nets des entreprises du CAC 40 se sont améliorés en moyenne de 16 % (avec des pointes supérieures à 50 % pour certaines sociétés), alors que sur la même période, le pouvoir d’achat des salariés n’a augmenté que de 0,9 %.
Nous avons ici de belles illustrations du rôle que doit jouer la puissance publique, à condition bien sûr, que ceux qui en ont la responsabilité le veuillent et soient portés par des valeurs de justice, de solidarité et le souci du développement équilibré et harmonieux de leur pays.
Michel LESAGE,
Président du groupe socialiste et apparentés de la Cabri
Motivée par une très faible production d’électricité régionale (5% des besoins de la Bretagne), un réseau de transport électrique inadapté et une augmentation de la consommation supérieure à la moyenne nationale (2,5% contre 1,7%), qui mettent en péril l’approvisionnement en énergie de la notre Région à l’horizon 2010, cette nouvelle centrale électrique devrait réduire la dépendance de la Bretagne et donc l’importation en électricité d’autres régions via le réseau public de transport. Par ailleurs, elle couvrirait la surconsommation en période de pointe et éviterait une panne générale. Tels ont été les arguments avancés par le représentant de RTE lors du bureau de CABRI du 6 avril 2006.
Une concertation dans la transparence
Cependant, si la nécessité d’assurer l’alimentation énergétique de la Bretagne n’est pas à remettre en cause, il nous paraît indispensable d’y travailler en toute transparence. En effet, l’enjeu, tant sur le plan environnemental que politique, implique une totale concertation avec les élus locaux, non seulement à l’échelle de la Région (le Conseil Régional vient de lancer son Plan Energie pour la Bretagne), mais aussi à celle du Conseil Général à travers son Agenda 21, et de la Cabri, directement concernée par ce projet, puisque l’unité de production devrait être implantée sur son territoire.
Des enjeux politiques et environnementaux
La garantie de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne ne doit pas faire oublier qu’une réflexion globale sur le développement d’une production issue des énergies renouvelables et que la maîtrise de la consommation d’énergie sont tout autant des enjeux pour l’avenir des populations.
Or, de nombreuses interrogations subsistent quant à cette future centrale électrique. Quel en sera son mode d’alimentation ? Au fioul, au gaz ? Quels impacts sur l’environnement ? Quel sera le site d’implantation ?
Un dossier qui impose la vigilance
Il est à redouter que cet appel d’offre, même supervisé par des techniciens « avertis », ne soit régi que par les seules lois du marché favorisant le développement « sans pilote » des capacités énergétiques au détriment de la concertation et d’un débat démocratique. C’est pourquoi, nous avons demandé qu’une totale transparence soit faite sur la démarche et les objectifs poursuivis à travers ce dossier. Nous resterons vigilants sur son évolution.
Le groupe socialiste et apparentés de la Cabri
Le 29 septembre dernier, une nouvelle décision modificative a été présentée au conseil de la Cabri, la troisième depuis le vote du budget primitif en janvier. La preuve, que le budget 2005 a bien été voté dans la précipitation. Toutes les craintes exprimées alors se vérifient aujourd’hui : incertitudes sur de nombreux chiffres, pas de prise en compte de l’excédent d’exploitation 2004, dépenses surestimées, recettes sous estimées, faiblesse de l’emprunt.
Cette DM n°3 annonce 340.000 € de dépenses en moins et 270.000 € de recettes en plus. En valeur absolue, ces ajustements budgétaires s’élèvent à 610.000 € et sont à rapprocher du grand débat que nous avons eu sur la création d’un nouvel l’impôt qui devait rapporter 710.000 €. Nous avions dit à l’époque qu’il n’était pas nécessaire de créer une fiscalité additionnelle pour équilibrer le budget, nous en avons la preuve aujourd’hui.
Des décisions en catimini
Au chapitre des dépenses supplémentaires demeurent plusieurs interrogations. 60.000 € sont dépensés pour « un marché d’accompagnement au changement ». De quoi s’agit-il ? Nous n’avons pas eu de réponse à ce sujet.
Comment accepter qu’une décision aussi importante que le déménagement du service « Développement économique », qui a coûté 173.000 €, soit prise en catimini uniquement par quelques personnes de la majorité ?
Ceci est d’autant plus contestable que nous avons été informés de la réalisation d’un nouveau siège pour la Cabri, Place Poulain-Corbion, là encore sans aucune concertation.
L’intercommunalité est un enjeu majeur, mais la clef de sa réussite réclame rigueur, transparence et totale concertation entre les collectivités qui la composent.
Fin juin, les Français ont appris la décision du gouvernement de privatiser trois autoroutes. Cette décision abrupte, prise par ordonnance, a suscité de nombreuses réactions d’hostilité, notamment chez les députés de gauche, mais aussi de droite. Opposés à ce choix, ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas été consultés sur un sujet aussi important.
C’est en effet une triple erreur :
1. D’abord, financière : le gouvernement tente de faire croire que la privatisation des autoroutes permettrait à l’Etat de gagner de l’argent.
Rappelons à monsieur de Villepin, que ce n’est pas le parti socialiste, mais bien Jean-Pierre Raffarin, qui a indiqué que les recettes des dividendes attendues seraient de 35 milliards d’euros. Or, une privatisation ne rapportera au plus qu’onze milliards d’euros.
2. Ensuite, cette privatisation est également une erreur dans la gestion du service public car la différence entre une ouverture du capital et une privatisation totale, c’est le pouvoir de décision. La politique tarifaire sera entre les mains d’intérêts privés, voire extérieurs au territoire national. Il faut ainsi craindre de nouvelles atteintes au pouvoir d’achat des usagers.
3. Enfin, les dividendes des autoroutes auraient du servir au financement de projets alternatifs en matière de transports (ferroutage…). Sans ces crédits, ils risquent bien d’être oubliés.
Michel Lesage, Président du groupe socialiste et apparentés de la CABRI